| Nom persan | خاتمکاری (khatam-kari) |
|---|---|
| Centres principaux | Isfahan et Shiraz |
| Matériaux typiques | Bois de noyer, jujubier et ébène ; fil de laiton ; os de chameau |
| Unité de base | Une étoile à six branches faite de tiges triangulaires |
| Objets courants | Boîtes, cadres, jeux de backgammon et d'échecs, panneaux, portes, plumiers |
Comment le khatam est-il réellement fabriqué ?
L'artisan commence par les baguettes, pas par le dessin. Le bois est fendu et raboté en tiges triangulaires équilatérales ; le laiton est étiré en fil de même profil ; l'os est découpé pour s'y ajuster. Six triangles liés autour d'un élément central forment une étoile à six branches, large environ comme un crayon.
Ces petits faisceaux sont collés et pressés, puis combinés en de plus grands ensembles pour que l'étoile se répète à plus grande échelle. La barre finie reste sous pression jusqu'au séchage complet, puis est sciée transversalement en feuilles souvent inférieures à un millimètre d'épaisseur.
Chaque feuille est assouplie, aplatie et collée sur la carcasse de l'objet — couvercle, cadre ou porte. La surface est ensuite poncée avec des grains de plus en plus fins et finie avec une laque transparente ou une huile, ce qui donne au bon khatam sa profondeur vitreuse.
- Les baguettes sont formées en premier ; le motif existe dans la barre avant même d'être révélé.
- C'est la découpe en tranches, et non la sculpture, qui crée le motif.
- Les surfaces bombées exigent des feuilles plus fines, raison pour laquelle les couvercles bombés sont plus coûteux.
D'où vient le khatam ?
Les traditions de marqueterie en Iran sont ancestrales, mais le khatam tel qu'on le connaît a mûri sous le patronage des Safavides dès le XVIe siècle, quand Isfahan devint une cité d'ateliers royaux. Shiraz a également développé sa propre lignée, et les deux villes forment encore aujourd'hui des maîtres artisans.
Cet artisanat a survécu malgré l'inondation du bazar par des imitations imprimées bon marché. Il reste l'un des savoir-faire iraniens les plus présents dans les collections des musées et s'apprend toujours principalement par l'apprentissage traditionnel.
Comment distinguer le vrai khatam d'une imitation ?
Les films imprimés et les faux en papier transfert sont fréquents. Le vrai khatam offre des preuves physiques qu'une photographie ne peut simuler, vérifiables manuellement en quelques secondes.
- Observez les bords ou l'intérieur : la marqueterie authentique continue sur les angles et présente une épaisseur réelle.
- Inclinez la pièce à la lumière : les éléments en laiton accrochent la lumière différemment de l'os et du bois ; une impression reste uniformément plate.
- Comptez les étoiles par centimètre. Un travail fin avec des étoiles plus petites demande plus de temps et justifie un prix plus élevé.
- Vérifiez l'alignement des raccords. Un travail qualitatif aligne parfaitement les motifs à la jonction des feuilles.
- L'os jaunit légèrement et irrégulièrement avec le temps ; les substituts en plastique restent d'un blanc pur et figé.
Comment entretenir le khatam ?
Le khatam est un stratifié de matériaux réagissant différemment à l'humidité. Ses ennemis sont la sécheresse, l'humidité excessive et le soleil direct.
- Éloignez-le des radiateurs et de la lumière directe du soleil ; les variations brutales décollent le placage.
- Dépoussiérez avec un chiffon doux et sec. Évitez l'eau, l'alcool et les sprays ménagers.
- Ne le stockez pas dans un sac plastique fermé ; l'humidité piégée tache l'os.
- Les éclats soulevés peuvent généralement être recollés par un restaurateur — ne tentez pas de le faire vous-même avec une colle universelle.
FAQ
Que signifie khatam ?
Khatam signifie incrustation en persan ; khatam-kari est le nom complet de l'art. Il désigne spécifiquement la marqueterie de mosaïque faite de baguettes de bois, laiton et os.
De quoi est fait le khatam ?
Traditionnellement de noyer, jujubier et ébène pour les tons sombres, de fil de laiton pour les lignes métalliques, et d'os de chameau pour le blanc. Certains ateliers utilisent désormais des synthétiques pour remplacer l'os.
Combien de temps faut-il pour fabriquer une pièce ?
Une petite boîte simple peut prendre plusieurs jours ; un panneau aux étoiles minuscules peut nécessiter des mois, car le temps dépend du nombre de baguettes assemblées plutôt que de la taille de l'objet.
Le khatam est-il identique au moarraq ?
Non. Le khatam est géométrique et répétitif (baguettes). Le moarraq est une mosaïque où chaque pièce est découpée individuellement selon une forme précise, permettant des motifs picturaux.
Le khatam peut-il être réparé ?
Oui. Les feuilles décollées peuvent être ré-adhérées et les sections manquantes remplacées par un restaurateur spécialisé qui saura respecter le grain et les teintes.
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